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L'information

Érotomanie ou syndrome de Clérambault: le délire de la passion

Érotomanie ou syndrome de Clérambault: le délire de la passion

La Érotomanie Il s'agit d'une forme de délire paranoïaque dans lequel le patient a la conviction absolue qu'il a une relation d'Amour Impossible avec une personne généralement de position sociale supérieure ou qu'il la trouve d'une manière ou d'une autre inaccessible (il peut s'agir d'une figure publique bien connue dans le télévision, politique, médecin ou même prêtre, entre autres). Ainsi, il impose une attention sexuelle non désirée à une victime innocente de manière constante et persistante.

Le contenu

  • 1 Érotomanie et délires paranoïdes
  • 2 Contexte historique
  • 3 Épidémiologie du délire érotomanique
  • 4 Présentation du délire érotomanique
  • 5 Prévisions

Érotomanie et délires paranoïdes

Habituellement, son comportement délirant commence par le harcèlement, l'espoir et l'illusion d'atteindre l'amour de l'autre, mais si cela ne se produit pas, il se termine par du ressentiment.

Il peut avoir des idées délirantes paranoïaques dans lesquelles l'individu croit même avoir établi une communion mystique avec sa victime, qu'il accuse faussement d'inciter à cette relation imaginaire, généralement à travers des signaux qui ne sont pas vérifiables. Cette paranoïa aux hallucinations l'amène à se fixer sur son objet afin de combler un vide permanent dans sa psyché appauvrie. Ainsi, le patient (généralement une femme) vit à travers l'autre.

Auparavant, il n'y avait eu pratiquement aucun contact entre la personne atteinte du délire et la victime, et il n'y avait pas non plus de données objectives étayant une telle croyance.

La condition est connue comme l'érotomanie dans les systèmes de classification actuels et est classée comme Trouble délirant de type érotomane.

Antécédents historiques

Gaetan Gatian de Clérambault (1872-1934) est né près de Paris et est devenu un succès en médecine et en art (nombre de ses tableaux sont aujourd'hui dans les musées).

Son travail en psychiatrie s'est concentré sur les hallucinations et les délires. Il a suggéré que "l'automatisme mental" pourrait être responsable des expériences d'hallucination.

De Clérambault a décrit le syndrome érotomane en 1927 comme passionnelle psychose ou une psychose passionnée.

Épidémiologie du délire érotomanique

  • L'âge d'apparition est généralement l'âge adulte moyen ou tardif.
  • L'incidence du syndrome de De Clérambault est inconnue, mais l'incidence des troubles délirants, en général, est d'environ 15 cas pour 100 000 habitants par an.
  • Les troubles délirants, en général, touchent généralement davantage les femmes, dans un rapport de 3 à 1.
  • On soupçonne qu'il peut y avoir une comorbidité, généralement avec des troubles de l'humeur.
  • Ceux qui en souffrent sont généralement quelque peu isolés, sans emploi et avec peu de contacts sociaux.

Présentation du délire érotomane

  • Le diagnostic de délire érotomanique nécessite une durée minimale d'un mois à compter de la première illusion. Le comportement en dehors du délire est normal, excluant ainsi la schizophrénie, les troubles de l'humeur, la toxicité induite par une substance et les maladies médicales.
  • Habituellement, les patients ne sont pas conscients de la nature psychiatrique de la maladie.
  • L'amant supposé est inaccessible: par exemple, un acteur de télévision célèbre qu'il ne voit que dans ce média.
  • Ils croient souvent qu'ils sont vraiment amoureux de lui. Ils en sont également fiers. Ils sentent qu'ils ne peuvent pas vivre heureux sans lui.
  • Les patients peuvent croire qu'ils ne peuvent pas faire connaître leurs sentiments pour diverses raisons, par exemple, des difficultés à les approcher.
  • Ce type de trouble délirant peut conduire à traquer la victime, à exécuter tout type de menace ou de comportement dangereux. Dans certains cas, la police peut s'impliquer pour empêcher le patient de harceler la victime.
  • Le patient peut continuer à agacer le sujet et développer des délires de persécution suivis de délires de passion.
  • Ils peuvent également être violents contre ceux qui croient qu'ils font obstacle à leur amour délirant.

Une évaluation psychiatrique approfondie est essentielle au diagnostic et à l'évaluation d'une éventuelle comorbidité.

Maladies associées au délire érotomanique

L'érotomanie peut être primaire (il n'y a pas de problème psychiatrique associé), mais elle est souvent associée à d'autres maladies psychiatriques (secondaires) telles que la schizophrénie paranoïde, le trouble schizo-affectif, la dépression sévère ou le trouble bipolaire.

Parfois, il est associé à d'autres délires, par exemple, persécuteurs, grands ou jaloux.

Pronostic

Le pronostic est variable, mais diverses modalités de traitement se sont avérées efficaces, en particulier pour l'érotomanie primaire.

Le trouble délirant est généralement une maladie chronique, mais, avec un traitement approprié, une rémission des symptômes délirants peut survenir dans jusqu'à 50% des cas.

Malheureusement, en raison de leur forte croyance en la réalité de leurs délires et d'un manque de compréhension de leur état, les individus peuvent ne jamais chercher de traitement et être trop résistants à l'exploration d'un thérapeute.

Les références

Seeman, M. V. (2016). Érotomanie et recommandations de traitement. Psychiatrique trimestriel, 87, 355-364

//www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/11788912

//www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC2552541/pdf/jnma00042-0059.pdf

//www.sciencedirect.com/topics/medicine-and-dentistry/erotomania